Sur la réorganisation du mouvement bouddhiste Soka

Lettre du Consistoire n°1


Chers pratiquants,


Quelques semaines après les grands changements que nous avons initiés il nous semblait important de faire le point avec vous. En effet, comme vous le savez, notre mouvement bouddhiste a procédé à des aménagements importants afin de consolider et d’affirmer notre pratique religieuse en France.

L’association Soka Gakkai France a donc changé de nom pour devenir l’Association Cultuelle Soka du Bouddhisme de Nichiren – ACSBN et l’Association Culturelle Soka de France – ACSF, qui constituent le “mouvement Soka” en France. Pourquoi ce changement ? Nous sommes un mouvement bouddhiste, or le nom de cette association ne portait aucune référence au bouddhisme de Nichiren.

Par volonté de clarté et d’affirmer la religiosité de notre mouvement, il nous semblait important de mettre nos racines en valeur : celles du bouddhisme de Nichiren. Le caractère religieux est ainsi plus clairement exprimé pour chacun d’entre nous, dans notre acte de foi, mais aussi vis-à-vis de l’extérieur.

De plus, traduisant une réalité en adéquation avec le caractère religieux de notre mouvement, cette transformation permet aussi de simplifier une organisation qui était devenue trop complexe. Les neuf anciennes entités sont désormais regroupées en trois associations indépendantes et complémentaires :

  • L’Association Cultuelle Soka du bouddhisme de Nichiren (ACSBN), une structure non lucrative qui a pour objet le strict exercice public de notre culte.
  • L’Association Culturelle Soka de France (ACSF), une association qui gère les activités présentant un caractère culturel, social, humanitaire du mouvement Soka, mais qui ne présente pas de caractère confessionnel.
  • L’Association de Commerce, d’Edition et de Prestations (ACEP), uniquement gestionnaire des activités commerciales qui doivent être soumises aux impôts et taxes.

De son côté, le Consistoire Soka du bouddhisme de Nichiren représente l’autorité morale du culte. Le président du Consistoire incarne par conséquent la voix des pratiquants de France. Il s’exprimera régulièrement ainsi que le Consistoire, par le biais de cette lettre d’information, à tous les pratiquants.

En simplifiant ainsi notre mouvement, nous avons souhaité le rendre plus simple à appréhender pour les nouveaux pratiquants et plus facile à vivre pour tous. Cela participe aussi de l’effort de transparence et d’intégration dans la société française.

Une dénomination religieuse claire et une structure simplifiée permettront à ceux qui ne nous connaissent pas de comprendre spontanément l’objet de notre mouvement.

Comme vous le savez, il a fait l’objet de certaines attaques totalement injustifiées. A l’origine de cette injustice, la publication du rapport Vivien de 1983 citant la Soka Gakkai parmi les mouvements présumés sectaires. Il nous a donc semblé que la meilleure attitude était d’opposer à cette rumeur la plus grande transparence. La simplification du nom et des statuts va totalement dans ce sens.

Notre culte exprime bel et bien notre appartenance religieuse au bouddhisme de Nichiren. Grâce à sa pratique et à l’étude, le culte bouddhiste suscite l’éveil de chaque personne à la Loi qui sous-tend sa propre vie et celle de l’univers.

Nous espérons que les changements que nous avons opérés et les efforts que nous déployons permettront aux pratiquants du bouddhisme de Nichiren de notre pays de vivre leur croyance en toute liberté.


Pierre Charlot
Président du Consistoire


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