Questions-Réponses à propos du mouvement Soka du bouddhisme de Nichiren
Dix questions fréquentes à propos du Consistoire Soka du bouddhisme de Nichiren.
Q. : Qu’est-ce que le Consistoire Soka du bouddhisme de Nichiren ?
C. : De même que pour d’autres mouvements religieux en France, le Consistoire national constitue une autorité majeure, qui n’est pas une structure juridique mais religieuse et morale. Le Consistoire, organe collégial, garantit la pratique correcte des enseignements de Nichiren transmis par le mouvement Soka, et cela dans le respect de la législation en vigueur dans notre pays. Il s’assure également que les pratiquants sont soutenus lorsqu’ils subissent des dommages et des préjudices qui résultent de manière directe ou indirecte de leur appartenance religieuse ou de l’exercice de leur culte.
Q. : Exerçons-nous un véritable culte ? Est-ce cela qui est garanti par le Consistoire ?
C. : Oui. Parmi la diversité des cultes bouddhistes, le Consistoire national garantit la pratique correcte du culte et des enseignements de Nichiren (cf Constitution Soka du bouddhisme de Nichiren, art 20 et 21)1.
Q. : Qu’y avait-t-il de si urgent à changer les choses maintenant ?
C. : Il était essentiel de respecter le régime juridique des cultes qui est si particulier en France et qui évolue régulièrement, parce qu’il y a une séparation légale des Eglises et de l’Etat. Comme l’a dit Nichiren Daishonin : “Tout dépend du pays et du temps. Il faut bien comprendre ce principe pour transmettre les enseignements bouddhiques” (voir recueil discours et entretiens n° 196, avril 08 p 19, 2ème §. Daisaku Ikeda commente ainsi ce passage : “Nous ne ferons que nuire au Bouddhisme de Nichiren Daishonin si nous ne parvenons pas à respecter rigoureusement les règles et les coutumes de chaque pays. L’enseignement de la Loi merveilleuse (…) s’harmonise sans heurts, avec n’importe quel système social, quelle que soit l’époque (…)”.
Q. : Concrètement, nous sommes membres de quelle association ?
C. : Il n’est pas nécessaire d’être membre adhérent d’une association pour être croyant et pratiquant. Les catholiques ou les musulmans n’adhèrent pas systématiquement à une association pour vivre leur foi. C’est exactement la même chose pour un pratiquant du bouddhisme de Nichiren.
Néanmoins, ces trois associations sont à la disposition de chaque pratiquant : l’ACSBN pour le culte, l’ACSF pour les activités culturelles et l’ACEP pour l’achat des publications, des accessoires de pratique ou pour l’hébergement et la restauration lors des séminaires. Seuls les sociétaires, qui font partie des structures légales des associations, en sont membres, de même que les Ministres du culte qui sont membres de droit de l’ACSBN.
Q. : Quels sont les liens des trois associations entre elles ?
C. : C’est l’autorité morale du Consistoire qui donne son unité au mouvement Soka. Cette harmonie est assurée par les réunions régulières de la Coordination Nationale, sous l’autorité du Consistoire. Mais il n’y a financièrement aucune passerelle entre les associations.
Q. : Comment sont-elles financées ?
C. : L’ACSBN, association cultuelle, est financée par les offrandes consenties par les pratiquants ou les sympathisants. L’ACSF, culturelle, par les dons faits par toute personne qui soutient son action d’intérêt général. L’ACEP se finance par ses activités commerciales.
Q. : Quelles sont les mesures qui garantissent la transparence des comptes ?
C. : Les comptes de chaque association sont approuvés par les assemblées générales réunissant le conseil d’administration, les sociétaires et les membres de droit, après avoir été préalablement validés par un expert comptable et un commissaire aux comptes, extérieurs à notre mouvement.
Depuis cette année, après chaque assemblée générale de l’ACSBN et de l’ACSF, nous publions sur notre mensuel une synthèse des comptes en mettant en évidence les recettes et les principaux postes de dépenses. L’ACEP étant une association fiscalisée, elle fonctionne selon le schéma de toute entreprise commerciale.
Q. : Le fait que le Ministère de l’Intérieur ait confirmé le caractère “d’association cultuelle” de l’ACSBN2 et que l’on puisse défiscaliser les dons à son profit, implique-t-il que notre mouvement soit mieux compris par les autorités ?
C. : Une meilleure lisibilité de notre structure a permis une compréhension plus claire par les autorités. Ces dernières nous l’ont d’ailleurs confirmé. Mais une réelle reconnaissance par la société française est avant tout liée à l’attitude et au coeur manifesté par chacun d’entre nous au quotidien.
Le principal résultat sera de permettre aux pratiquants de ne plus être stigmatisés dans la société française.
Q. : Comment les choses se passent-elles dans le reste du monde ?
C. : Dans les autres pays, la législation autorise souvent, au sein d’une même association, à se livrer simultanément à des activités cultuelles et culturelles, sans distinction. De la sorte, la situation juridique diffère selon les pays en fonction de la spécificité de chaque régime légal.
Q. : Quelle est la prochaine étape ?
C. : La prise de conscience individuelle que la reconnaissance par la société dépend de chacun de nous est primordiale. Notre rôle est essentiel car il doit refléter la création des valeurs propres à l’esprit de la révolution humaine. En continuant à prier ensemble avec ce coeur nous sommes assurés de faire comprendre et respecter l’enseignement qui nous nourrit et l’esprit qui nous anime.
Notes
- 1. ↑ Article 20 : Au niveau mondial, l’unité de la croyance est assurée par une autorité centrale qui, dans le respect de la collégialité et des particularités nationales, veille
sur les intérêts spirituels des croyants. (…)
Article 21 : (…) Les membres du Consistoire Soka du bouddhisme de Nichiren sont choisis et désignés, en raison de leurs qualités spirituelles et de leur expérience bouddhique, par le Consistoire mondial. - 2. ↑ Par décision de M. le Préfet de Nanterre en date du 12 novembre 2007.
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