Sur le fonctionnement du Consistoire
Lettre n°3 - février 2009
Sceaux, le 3 février 2009
L’organisation du mouvement Soka en France a évolué assez rapidement au cours des dernières années par rapport aux années précédentes. De ce fait, il semble que ces changements ont provoqué des interrogations, légitimes, chez certains pratiquants Soka du culte du Bouddhisme de Nichiren. Parfois aussi des critiques notamment sur le fonctionnement du Consistoire.
Le plus souvent, il s’agit d’une incompréhension de la réalité de la situation, en France, basée sur des informations fausses ou tronquées, conduisant parfois à des critiques infondées et des initiatives pouvant être dommageables pour l’ensemble des pratiquants et du mouvement.
Nous espérons de tout coeur que les pratiquants concernés, qui, au sens strictement juridique du terme, ne sont membres d’aucune des associations déclarées du mouvement - celles-ci ayant seulement un rôle de gestionnaire des activités cultuelles d’une part, et socioculturelles d’autre part (comme cela est le cas dans la plupart des religions en France) - comprendront que les membres du Consistoire, comme les différents responsables agissent en pleine harmonie avec les enseignements de Nichiren et dans le respect des orientations données par M. Daisaku Ikeda, président de la SGI.
Par lettre en date du 1er février 2009, adressée au Consistoire, le Président de la Soka Gakkai, M. Minoru Harada a renouvelé son soutien quant aux adaptations récentes en écrivant : « Je suis heureux que la Soka Gakkai en France s’appuie sur la sagesse et l’harmonie qui ont présidé à l’institution du Consistoire national dont j’ai personnellement reçu les membres et apprécié les qualités et le dévouement aux enseignements du bouddhisme de Nichiren ».
Le Consistoire, organe religieux représentant l’ensemble des pratiquants de France (et qui n’est pas lui-même une association mais seulement une instance de concertation et de représentation), rappelle qu’il est chargé de la promotion et de la protection des intérêts supérieurs du Culte Soka du Bouddhisme de Nichiren en France et de ses pratiquants. Ceci, en stricte conformité avec le schéma classique d’organisation et de fonctionnement des cultes dans notre pays, chaque religion historique disposant d’un organe de type collégial ou central. Le Consistoire exerce des prérogatives d’ordre religieux et cultuel, recourant aux instruments juridiques que sont les associations déclarées pour organiser matériellement les activités de notre mouvement, à l’instar des autres religions, dans le respect du régime légal des cultes.
A plusieurs reprises, ces derniers mois, les pratiquants ont été informés de cette adaptation aux exigences françaises qui résultent, non pas de la volonté de quelques uns, mais d’une réflexion collective approfondie et pleinement approuvée par M. Daisaku Ikeda, président de la SGI. Nous comprenons bien que les différentes adaptations, qui ont été instaurées en conformité avec la tradition bouddhiste et dans le respect de la façon dont la Soka Gakkai organise ses activités dans le monde, peuvent susciter quelques difficultés mineures de compréhension et d’assimilation, comme c’est l’habitude lorsque nous sommes confrontés à des évolutions qui changent la façon de faire du passé. Mais nous sommes pleinement convaincus avec le Président Minoru Harada que « Grâce à l’esprit et à la foi qui animent les pratiquants en France, les enseignements bouddhistes de Nichiren continueront plus que jamais de briller, la sagesse des hommes et des femmes du Consistoire permettant à notre culte de poursuivre, renforcé, son chemin vers la réalisation d’une paix durable (Kosen-rufu) » (cf. Lettre précitée du 1er février 2009).
La pratique de notre religion et ses activités se poursuivent normalement en France. Il faut plus, que jamais, s’ouvrir vers l’extérieur et vers la société. Mais, en parallèle, nous avons aussi décidé de ne plus subir les attaques régulières que nous avons connues au cours des années récentes. Nous ne voulons plus que certains de nos pratiquants subissent des accusations graves et infondées qui nuisent à leur vie professionnelle et personnelle, comme cela arrive encore trop souvent.
Nous nous sommes organisés pour réagir et ne plus être les victimes passives. Dans ce sens, le Consistoire mondial a nommé un porte parole du mouvement Soka en France : M. Jean-Claude Gaubert. Le mouvement Soka de France s’est efforcé jusqu’à maintenant de s’entretenir avec les autres religions. Cette orientation ne changera pas. Dans ce contexte, M. Gaubert est chargé de représenter le Consistoire dans le dialogue avec les autres religions et écoles bouddhistes et auprès de tous ceux qui désireront mieux connaître le Bouddhisme de Nichiren dans notre pays. Il aura aussi la charge de porter dans le débat public français les opinions et les valeurs de la Soka Gakkai.
Né en 1947 à Paris, Jean-Claude Gaubert, marié, deux enfants, s’est converti au bouddhisme à 22 ans afin de participer à l’amélioration de la société en opérant sa propre révolution humaine. Parallèlement à ses activités professionnelles, il s’implique depuis de nombreuses années dans le mouvement Soka en France assumant différentes responsabilités au niveau local ou régional et en participant au journal Troisième civilisation au début des années 80.
Il est désormais notre porte parole pour contribuer à la présence du mouvement Soka dans la société française.
Notre mouvement doit être reconnu pour ce que nous sommes : des pratiquants bouddhistes.
Pierre Charlot
Président du Consistoire
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