Vers le centième anniversaire de notre mouvement : le 18 novembre 2030
Lettre n°10 - Novembre 2010
Joyeux 18 novembre !
Nous célébrons aujourd'hui, en ce 18 novembre, le 80e anniversaire de la création de la Soka Gakkai par MM. Makiguchi et Toda : le maître et son disciple.
Nous tenons à féliciter et remercier chacun de vous pour tous les efforts déployés au sein de notre mouvement religieux pour la paix. Ce sont l'engagement et les victoires de tous les pratiquants qui ont permis à notre mouvement de se développer jusqu’à aujourd'hui.
Comme vous avez pu le lire dans la lettre de Frédéric Chiba (publiée dans notre nouveau Mensuel des associations Soka du bouddhisme de Nichiren : Valeurs humaines), le 18 novembre 1944, M. Makiguchi est mort en prison. En 1928, à l’âge de cinquante-sept ans, il rencontra pour la première fois Josei Toda et ils adoptèrent tous deux la croyance dans le bouddhisme de Nichiren. C’ est cette même année que le troisième président, Daisaku Ikeda, est né. C’est à l’occasion de la publication de son oeuvre maîtresse "Pour une éducation créatrice de valeurs", que M. Makiguchi et son disciple Josei Toda ont fondé la Soka Gakkai, le 18 novembre 1930. Ainsi, l’esprit fondateur de notre organisation et l’esprit du maître et du disciple deviennent parfaitement identiques et ne forment qu’une seule et même chose.
M. Makiguchi a écrit ce qu’il ressentait à ses débuts de pratique : « Avec une joie indescriptible, j’ai complètement changé la façon dont j’ai vécu depuis près de soixante ans. » Il initia des groupes de personnes qui se réunissaient localement pour découvrir ou approfondir le bouddhisme de Nichiren et construire un état de bonheur indestructible.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, T. Makiguchi et J. Toda refusèrent d’adhérer au shintoïsme d’Etat, ce qui leur valut d’être incarcérés. « Lorsque mon cœur est bien ancré dans la foi, même en enfer, je me sens en paix et en sécurité », écrivit M. Makiguchi à propos de cette période. Lorsque M. Toda apprit la mort de son maître bouddhique en janvier 1945, il fit le serment suivant : « Attendez ! Je montrerai au monde entier que le président Makiguchi avait raison. Je ne faillirai pas. Je gagnerai ! » De ce vœu irrévocable de permettre à tous de parvenir à la paix et au bonheur est né le développement constant et inimaginable de notre mouvement. Ce serment profond est similaire à celui de Nichiren Daishonin, au XIIIe siècle, ou à celui de Shakyamuni, plusieurs siècles avant notre ère. En effet, Josei Toda était profondément reconnaissant d’avoir pu accompagner M. Makiguchi en prison, car c’était là qu’il s’était éveillé au véritable sens du Sûtra du Lotus et à sa mission de bodhisattva sorti de la terre.
Le 3 juillet 1945, Josei Toda sort de prison et rencontre, deux ans plus tard, Daisaku Ikeda, alors âgé de dix-neuf ans. Cette rencontre entre un homme affaibli physiquement, mais fort d’une motivation irrépressible, et un jeune homme à l'esprit de recherche sincère et passionné, est la consécration de la quintessence du bouddhisme que l’on appelle l’inséparabilité de maître et disciple. Les réalisations des trois premiers présidents montrent la profondeur et la force illimitée que procure ce lien qui garantit aussi la continuité et la progression de notre mouvement pour le bonheur et la paix. C’est à notre tour dorénavant, en nous projetant dans vingt ans, en 2030, vers le centième anniversaire de la création de la Soka Gakkai, de puiser dans les encouragements de Daisaku Ikeda, afin de construire cette relation jusqu’à ce qu’elle devienne éternelle et indestructible. Ce sont les actions du disciple qui prouvent la grandeur du maître. Nichiren Daishonin écrit tout simplement : « Ne laissez pas votre vie s’écouler en vain, vous le regretteriez pendant les dix mille ans à venir. » *
Nous prions pour que, à l’occasion de ce 18 novembre, vous remportiez la victoire dans toutes vos activités et votre réunion de discussion et que vous puissiez encourager les pratiquants de votre groupe avec ces paroles enthousiastes : « Mon quatre-vingtième anniversaire restera à jamais une étape essentielle dans ma vie. »
* L&T-V, 196.
Pour le Consistoire national Soka,
Pierre Charlot
Président
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