Le dialogue interreligieux dans le mouvement Soka
Lettre n°11 - juin 2011
Dans ses Propositions pour la paix du 26 janvier 2011, Daisaku Ikeda évoque l’importance du dialogue interreligieux. Citant le théologien Paul Tillich (1886-1965), il souligne l’importance d’un effort commun des religions visant à l’élévation spirituelle des êtres humains.
S’ouvrir à une croyance qui n'est pas la sienne ne signifie pas abandonner ses convictions, mais éclairer d’un jour nouveau l’enseignement de l’autre et accepter qu’il fasse de même pour nous, dans un mouvement de bienveillance réciproque.
L’expérience du dialogue interreligieux permet ainsi d’approfondir et d’enrichir sa propre foi, tout en aidant l’autre à faire de même. C’est un encouragement mutuel à s’éveiller au message originel du fondateur de sa religion, qui est un message de paix.
Dans la Nouvelle Révolution humaine, Daisaku Ikeda écrit :
« M. Toda disait souvent qu’un consensus serait rapidement trouvé si les maîtres originels des grandes religions – Nichiren Daishonin, Shakyamuni, Jésus-Christ, Mahomet – se réunissaient tous dans une salle et tenaient une conférence … Puisqu’une telle conférence s’avère malheureusement impossible, la seule solution, c’est que les croyants de ces diverses religions reviennent aujourd’hui à l’esprit de ces maîtres – qui ont consacré leur vie au salut des êtres humains – et dialoguent les uns avec les autres dans cet esprit. »*
Parce que nous ne sommes pas seuls au monde, parce que « l’autre » possède l’état de bouddha, et parce que le dialogue est au cœur de l’enseignement bouddhique, entreprendre des dialogues interreligieux est une orientation forte de notre mouvement.
A ce titre, l’article 7 de la Charte de la SGI déclare :
« En se fondant sur l’esprit bouddhique de tolérance, la SGI s’engage à respecter les autres religions, à dialoguer et œuvrer avec elles pour résoudre les problèmes fondamentaux auxquels l’humanité est confrontée. »
En accord avec cette orientation, de nombreuses actions sont menées pour promouvoir le dialogue interreligieux, de par le monde.**
En organisant, en juin 2001, un premier colloque interreligieux, intitulé « D’une volonté de paix vers une culture de paix », le mouvement bouddhiste Soka en France inaugurait une série de colloques, dont la 7ème édition s’est déroulée les 22, 28 et 29 mai de cette année 2011, respectivement à Lyon, Nantes et Paris.
Au total, vingt intervenants de traditions philosophiques et religieuses différentes aidés de quatre modérateurs ont dialogué autour du thème « Pourquoi et de quelle manière les religions peuvent-elles contribuer à la société moderne ? », pour la plus grande joie des quelque 400 personnes venues les écouter.
Les interventions, empreintes d’une profonde spiritualité tout en restant accessibles, furent suivies avec beaucoup d’attention par le public.
Tous les pratiquants du mouvement Soka qui ont eu l’opportunité de participer à ce colloque ont pu créer des liens d’amitié et de confiance avec des personnes de cœur et de valeur issues d’autres religions, des personnes qui chérissent, tout comme nous, le vœu de paix et de bonheur de la société.
Une équipe travaille dès à présent à la publication des Actes de ce colloque.
Nous tenons à féliciter chaleureusement et à exprimer nos plus sincères remerciements à toutes les personnes qui se sont impliquées dans l’organisation de ce colloque et qui ont contribué, en coulisses, à son bon déroulement.
Pour le Consistoire national Soka,
Pierre Charlot
Président
* La Nouvelle Révolution humaine, vol.6, pp. 49-50.
** Voir sur le site de la SGI : www.sgi.org/community-initiatives/interfaith.html (en anglais)
Pour la France, consulter le site du consistoire : http://consistoire.soka-bouddhisme.fr/interreligieux
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